Lettres à Archibald Potatoes n°1

Publié le par Torquato Denova

Le lundi 13 novembre 2006

Mon cher Archiblad,

Nous avions rencontré à Somoa, un certain Vento, général de son état. Je ne sais par quel hasard, il m’est arrivé de le revoir récemment à Paris. Au détour de La rue Lepic, je l’ai aperçu. Je l’ai d’abord interpellé mais il a fait mine de ne pas me connaître. Je l’ai donc suivit quelques temps. Son pas était lourd, sa démarche mal assurée. Il a fini par rentrer dans un vieux bistrot de la rue des martyrs. Après un moment d’hésitation, je suis rentré également. Il était assis à une table. Bizarrement, cette fois ci, il m’a fait signe. Je suis allé m’asseoir en face de lui. Ce n’était plus l’homme jovial et souriant que nous avions connu. Son regard était sombre, sa voix disgracieuse. Après avoir commandé, il s’est mis à parler. Il avait quitté Somoa quelques mois auparavant, chassé par une nouvelle révolution. Il était rentré clandestinement en France. Il vit clandestinement avec le peu d’argent qu’il lui reste. Je lui ai proposé de l’aider mais il a refusé tout net. « Pas question, m’a-t-il dit, je ne veux pas vivre à la charge de mes amis ». Je me suis alors souvenu, que lorsque nous l’avions connu, il s’exprimait dans un mauvais français ponctué de mots espagnols. Là son français était bien plus compréhensible. Il m’expliqua qu’il avait suivi des cours. Je le félicitais pour ses progrès fantastiques.
Il se remit à parler après avoir bu une gorgée de bière. Je l’écoutais avec fascination. Il me raconta son périple à travers le monde. Son passage en fraude à la frontière espagnole avec l’aide d’un ami basque. Je lui ai donné mon adresse et mon numéro de téléphone pour qu’il puisse me joindre en cas de besoin. Il me demanda également de tes nouvelles. Je lui ais donc dis que tu étais à la retraite depuis quelques temps et que tu avais déménagé à Montpellier. Je me suis permis de lui donner tes coordonnées. Je sais que cela te ferais plaisir de le revoir. Il m’a expliqué qu’il ne souhaitait pas que nous venions le voir dans le petit réduit qui lui sert de logement mais il m’en a quand même donné l’adresse en cas de besoin. Il n’a pas le téléphone.

Pour parler de moi, j’ai ouvert un blog sur over-blog. C’est un journal oueb dédié au mouvement fractal. Un mouvement littéraire et artistique, qui en est à ses tous débuts. La définition est fragmentée, comme le style du mouvement. On n’écrit pas une nouvelle fractale d’un seul trait, ni d’une seule traite, ni d’ailleurs de façon linéaire. La nouvelle fractale est fragmentée tout comme la définition. Pour le moment elle reste floue. Ce n’est pas un problème mais un choix. J’attends des autres internautes qu’ils participent à l’élaboration des principes du mouvement. Je laisse donc une ouverture.

En espérant bientôt ta réponse,

Salutations amicales et fractales.

Torquato.

 

 

 

 

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D
et merci pour le lienje connais la rue lepic et son nom m'a toujours frappée j'ai aussi rencontré le général vento au détour de la rue des martyrs mais les aléas de sa vie me semblent directement en relation avec la carrière qu'il a embrasséecomme il aurait embrassée une femmed'où ses déboires(en partie) !
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D
t(orquato) (denova) bonjour je souscrisj'ai le sentiment que depuis que j'écris sur mon blog c'est exactement ce qui se passepas de trait pas de ligne pas de traitedes fragmentsun ensemble qui ne se voit pas encorequi... se verra-t-il même un jour!?et d'ailleurs même quand on observe un côte, saisit-on derrière l'apparent aléas de sa forme, cette lente construction cohérente et infinie?vive le mouvement fractal!
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C
essaie de repérer des littéraires sur over blog pour les inviter à venir sans trop forcer lol<br /> et sinon aussi réponds à d'autres fils :)<br />  
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C
allez c'est bien écrit tout ça et en plus tu nous fais participer super<br /> bon courage à toi<br />  
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